Une campagne démocrate déploie le premier appelant synthétique d’IA

Shamaine Daniels, candidate démocrate au Congrès, utilise une innovation technologique nommée Ashley pour sa campagne contre Scott Perry, un républicain aligné sur Trump. Ashley n’est pas une simple automatisation de campagne; c’est une « bénévole » de campagne alimentée par l’intelligence artificielle, capable de mener un nombre infini de conversations personnalisées en même temps. Créée par la société Civox, elle est conçue pour soutenir principalement les campagnes et candidats démocrates, utilisant une technologie IA générative semblable à ChatGPT d’OpenAI.

Par exemple, au cours du dernier week-end, Ashley a contacté des milliers d’électeurs en Pennsylvanie pour le compte de la candidate Daniels, ajustant ses interactions en fonction des profils individuels des électeurs. Cette approche représente une nouvelle ère de campagne politique, où la technologie permet des interactions de haute qualité à grande échelle. Cependant, ça suscite également des inquiétudes quant à l’aggravation de la désinformation dans le paysage politique polarisé des États-Unis, déjà aux prises avec les « deepfakes ».

Ilya Mouzykantskii, PDG de Civox, envisage une expansion rapide de cette technologie, visant des dizaines de milliers d’appels par jour d’ici la fin de l’année. Pour la candidate Daniels, cette technologie offre un avantage non négligeable dans la compréhension des électeurs, permettant des conversations dans plus de 20 langues. Chose certaine, le robot Ashley représente une percée majeure dans la campagne politique, offrant des opportunités de communication avancée.

Cependant, cette avancée technologique soulève des préoccupations éthiques et réglementaires. Comme celles exprimés par Sam Altman, le PDG d’OpenAI, lors de son passage en mai devant le Congrès ses craintes quant à l’impact de l’IA générative sur l’intégrité des élections. De plus, aux États-Unis , comme chez nous, il existe peu de cadres légaux régissant cette utilisation de l’IA dans les campagnes politiques. Le patron de Civox se dit conscient des risques potentiels et affirme vouloir favoriser l’éthique plutôt que les profits, en mettant en place une structure de gouvernance pour surveiller les activités de l’entreprise.

(Source : Reuters & POLITICO)


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