
Un groupe de hackers liés au gouvernement chinois a récemment infiltré plusieurs fournisseurs d’accès internet aux États-Unis, selon des sources proches de l’enquête. Ce piratage, baptisé « Salt Typhoon », marque une nouvelle incursion dans l’infrastructure américaine, mettant en lumière la persistance de la menace cybernétique venant de Pékin.
Les cyberespions chinois auraient pénétré les réseaux de certains fournisseurs de services à large bande, leur permettant potentiellement d’accéder à des données sensibles ou de lancer des cyberattaques dévastatrices. Les enquêteurs examinent notamment si ces hackers ont réussi à s’infiltrer dans les routeurs de Cisco Systems, des composants clés du réseau internet. Cisco a indiqué qu’elle enquête sur la situation, mais affirme qu’aucun élément ne prouve, à ce jour, l’implication de ses équipements dans cette attaque.
Des firmes telles que Microsoft et des entreprises de cybersécurité comme Volexity sont également impliquées dans l’enquête. Steven Adair, fondateur de Volexity, estime que si les hackers ont compromis les routeurs de base des fournisseurs, ils pourraient non seulement voler des informations, mais aussi rediriger le trafic internet ou installer des logiciels malveillants.
Cette attaque intervient après la révélation d’autres campagnes de piratage chinois, comme « Flax Typhoon » et « Volt Typhoon », qui ciblaient également les infrastructures critiques américaines. Le directeur du FBI, Christopher Wray, a d’ailleurs averti que « la menace cybernétique chinoise est massive » et continue de croître.
Et ce type d’attaque démontre la capacité croissante des hackers chinois à cibler des infrastructures critiques et stratégiques, soulignant un risque important pour la sécurité nationale américaine. Selon les experts, ces intrusions permettent à la Chine de collecter des renseignements sensibles, voire de se préparer à des actions de sabotage potentielles.
L’implication possible d’APT40, un groupe de hackers affilié au ministère chinois de la Sécurité d’État, renforce l’idée que ces cyberattaques s’inscrivent dans une stratégie plus large d’espionnage et de domination numérique. Les autorités américaines mettent en garde contre la sophistication de ces opérations, laissant entendre que ce qui a été découvert n’est peut-être que la « partie visible de l’iceberg ».
La Chine nie ces accusations, affirmant que les États-Unis fabriquent des preuves pour l’incriminer. Toutefois, la réalité demeure que ces attaques représentent un défi majeur pour la sécurité et la souveraineté numérique des États-Unis.
(Source : https://www.wsj.com/politics/national-security/china-cyberattack-internet-providers-260bd835)
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