
Une nouvelle étude mondiale commandée par Amazon Web Services (AWS) révèle que l’intelligence artificielle générative devient la priorité numéro un des investissements technologiques pour 2025, devant la cybersécurité. Au Canada, 42 % des décideurs TI placent l’IA générative au sommet de leurs priorités budgétaires, contre 34 % pour la sécurité informatique.
Publié en mai, le rapport « Indice d’adoption de l’IA générative » s’appuie sur un sondage mené auprès de 3 739 dirigeants dans neuf pays, dont 424 au Canada. Il met en lumière une transformation rapide : 89 % des organisations canadiennes ont déjà commencé à expérimenter avec des outils d’IA générative, et quatre sur dix sont prêtes à passer à une intégration complète dans leurs flux de travail.
Les données canadiennes révèlent aussi que 52 % des entreprises ont déjà nommé un directeur de l’IA (CAIO), et 23 % supplémentaires prévoient le faire d’ici 2026. Par ailleurs, 50 % disposent déjà d’un plan de formation en IA générative, et 18 % comptent en établir un d’ici la fin de l’année. Les modèles prêts à l’emploi sont prisés par 35 % des répondants, tandis que 52 % misent sur des applications personnalisées bâties sur ces modèles existants.
Comparé aux autres pays sondés, le Canada affiche un taux d’adoption de l’IA générative légèrement supérieur à la moyenne globale. Tandis que 90 % des organisations dans l’ensemble des neuf pays utilisent déjà l’IA générative d’une manière ou d’une autre, le Canada atteint 89 %. La proportion de CAIO déjà en poste (52 %) est également au-dessus de la moyenne internationale (60 % y compris les prévisions). En revanche, la pénurie de talents qualifiés et les obstacles à la formation semblent plus prononcés au Canada, où près de 70 % des organisations se disent confrontées à des défis dans la mise en œuvre de leurs plans de formation.
Cette accélération s’accompagne d’un changement dans la structure de gouvernance. Plus de la moitié des organisations au pays ont déjà nommé un « Chief AI Officer » (CAIO) pour superviser la stratégie IA, et près du quart prévoient le faire d’ici 2026. Ces postes incarnent une reconnaissance stratégique du rôle que l’IA jouera dans les décisions d’affaires.
Mais cette transition soulève des défis de main-d’œuvre : 68 % des entreprises ont l’intention de former leurs employés à l’IA générative, et 87 % prévoient recruter pour des postes spécialisés. Or, selon l’étude, les principales barrières à la formation sont le manque de compréhension des compétences requises, des budgets limités et l’absence de stratégie claire.
Autre constat marquant : les entreprises canadiennes adoptent une approche hybride. Seule une organisation sur cinq développera des solutions d’IA internes, alors que la majorité privilégie des applications personnalisées à partir de modèles existants ou prêts à l’emploi. Près des deux tiers des organisations combineront expertise externe et ressources internes pour réussir leurs déploiements.
La sécurité, bien que devancée par l’IA dans les budgets, reste un enjeu central. Au Canada, 87 % des répondants affirment avoir ou prévoir des lignes directrices pour une utilisation responsable de l’IA générative. De plus, 37 % indiquent que l’implantation de garde-fous éthiques influence leur choix d’outils IA.
En somme, le rapport d’AWS confirme que l’IA générative n’est plus perçue comme une innovation émergente, mais comme une technologie structurante. Pour les organisations canadiennes, l’heure est à l’action : structurer la gouvernance, former les équipes, et miser sur des solutions agiles qui s’intègrent aux processus existants.
Souhaitez-vous que je génère aussi une infographie comparative entre le Canada et les autres pays à partir de ces données?
Source : AWS
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