Mila et Inovia lancent un fonds pour transformer la recherche canadienne en entreprises d’IA

Valérie Pisano, PDG Mila

Mila et Inovia Capital annoncent la création du Fonds Venture Scientist, un fonds de capital de risque en phase de démarrage destiné à accélérer la transformation de la recherche canadienne en intelligence artificielle en entreprises technologiques durables. L’initiative vise à combler un écart persistant entre l’excellence scientifique du pays et sa capacité à convertir cette expertise en valeur économique.

Le Canada concentre environ 10 % des meilleurs talents mondiaux en recherche sur l’IA, mais capte moins de 2 % des investissements mondiaux en capital de risque dans ce secteur. Pour Mila et Inovia, ce déséquilibre représente une occasion stratégique de mieux relier les laboratoires universitaires à l’entrepreneuriat, afin de faire émerger une nouvelle génération d’entreprises natives de l’IA ancrées au pays.

Le Fonds Venture Scientist se distingue par son intégration directe à l’écosystème de recherche canadien. Il est connecté aux programmes de création d’entreprises et aux instituts nationaux en IA, dont Amii, Mila et l’Institut Vecteur, ce qui permet d’intervenir très tôt dans le cycle d’innovation, parfois avant même la création formelle d’une start-up.

Doté d’un objectif de 100 millions de dollars américains, le fonds prévoit soutenir plus de 55 entreprises issues du paysage scientifique canadien. Les investissements cibleront notamment des équipes provenant d’universités comme l’Université de l’Alberta, l’Université de la Colombie-Britannique, McGill, l’Université de Montréal, l’Université de Toronto et l’Université de Waterloo. Les secteurs privilégiés incluent l’IA fondamentale, les technologies de pointe et les infrastructures informatiques et physiques de nouvelle génération.

Pour Valérie Pisano, présidente et directrice générale de Mila, ce fonds prolonge la mission de l’institut. Elle souligne que l’objectif est de faire passer des idées à fort potentiel du laboratoire à l’économie réelle, tout en servant de catalyseur pour les jeunes entreprises issues de la recherche en IA partout au pays.

Du côté d’Inovia Capital, le fondateur et PDG Chris Arsenault insiste sur le rôle central du talent scientifique dans la performance d’un écosystème technologique. Selon lui, le Fonds Venture Scientist doit permettre de transformer cet avantage comparatif en un flux continu d’entreprises à fort impact, capables de renforcer durablement l’écosystème technologique canadien.

Au-delà du financement, le fonds entend contribuer à la rétention des talents et à l’ancrage de la propriété intellectuelle au Canada. Mila et Inovia affichent ainsi leur volonté commune de structurer un véritable pipeline de commercialisation de l’IA et de consolider la position du pays comme acteur de premier plan sur la scène mondiale.

Lancement du Fonds Venture Scientist. De gauche à droite : Deep Saini, recteur et vice-chancelier de l’Université McGill, Chris Arsenault, fondateur et PDG chez Inovia Capital, l’honorable Evan Solomon, ministre de l’Intelligence artificielle et de l’Innovation numérique, Valérie Pisano, présidente et cheffe de la direction de Mila, et Daniel Jutras, recteur de l’Université de Montréal.

Source : Mila

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