Seedance 2.0 : ByteDance promet de renforcer ses garde-fous après la colère d’Hollywood

Le géant technologique chinois ByteDance annonce vouloir renforcer les garde-fous de Seedance 2.0, son nouvel outil de génération vidéo par intelligence artificielle, après des accusations de violation massive du droit d’auteur venues des grands studios américains.

Seedance 2.0 permet de créer des vidéos réalistes à partir de simples instructions textuelles. Or, des séquences devenues virales montrent des personnages protégés et des sosies numériques de vedettes hollywoodiennes, relançant le débat sur l’utilisation non autorisée d’œuvres et de ressemblances. Dans une déclaration transmise à CNBC, un porte-parole de ByteDance affirme que l’entreprise « respecte les droits de propriété intellectuelle » et dit prendre des mesures pour empêcher l’usage non autorisé de contenus protégés et d’identités d’artistes.

La riposte d’Hollywood s’est organisée rapidement. La Motion Picture Association, qui représente notamment Netflix, Paramount Skydance, Sony, Universal, Warner Bros. Discovery et Disney, a publié une déclaration exigeant l’arrêt immédiat des activités jugées contrefaisantes. Son président et chef de la direction, Charles Rivkin, accuse Seedance 2.0 d’avoir utilisé en une seule journée des œuvres américaines protégées « à une échelle massive », sans mécanismes de protection adéquats, en violation d’un cadre légal qui soutient des millions d’emplois.

Disney a envoyé vendredi une mise en demeure à ByteDance, reprochant à l’entreprise de distribuer et de reproduire sa propriété intellectuelle sans autorisation. Le studio soutient que Seedance aurait été lancé avec une bibliothèque piratée de personnages protégés, présentés comme s’ils appartenaient au domaine public. Paramount Skydance aurait, de son côté, adressé une lettre similaire, selon Variety.

Ce n’est pas la première fois que Disney intervient auprès d’acteurs de l’IA. En septembre dernier, le groupe avait déjà sommé la jeune pousse Character.AI de cesser l’utilisation non autorisée de ses personnages. Parallèlement, Disney a conclu un accord de licence avec OpenAI et investi dans l’entreprise, permettant l’utilisation encadrée de personnages issus des univers Star Wars, Pixar et Marvel dans le générateur vidéo Sora.

L’épisode Seedance illustre ainsi la ligne de fracture actuelle : d’un côté, des studios déterminés à défendre leurs actifs stratégiques, de l’autre, des plateformes d’IA qui avancent vite et doivent désormais prouver que leurs innovations peuvent coexister avec le droit d’auteur. Pour ByteDance, l’enjeu est clair : maintenir l’attrait technologique de Seedance 2.0 tout en convainquant Hollywood que les règles du jeu seront respectées.

Source : CNBC

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