
Les adolescents américains adoptent massivement les robots conversationnels. Selon une enquête du Pew Research Center menée auprès des 13 à 17 ans à l’automne 2025, 64 % disent avoir déjà utilisé un robot conversationnel comme OpenAI ChatGPT, Microsoft Copilot ou Character.ai Character.ai. Près de trois sur dix y ont recours tous les jours. Des données qui ne doivent pas être si différentes de l’utilisation de l’IA par les jeunes chez nous.
La recherche d’information arrive en tête des usages, citée par 57 % des répondants, suivie de l’aide aux travaux scolaires, 54 %. Le divertissement n’est pas loin derrière, à 47 %. Environ quatre adolescents sur dix utilisent aussi ces outils pour résumer des textes ou créer des images et des vidéos.
L’école constitue un terrain central. Un jeune sur dix affirme faire la totalité ou la majorité de ses devoirs avec l’aide d’un robot conversationnel. À l’inverse, 45 % n’y ont jamais recours pour leurs travaux. Les tâches les plus fréquentes concernent la recherche documentaire et la résolution de problèmes de mathématiques, devant la révision ou l’édition de textes.
Les robots conversationnels sont jugés utiles. Un quart des adolescents les trouvent très ou extrêmement utiles pour leurs devoirs, et un autre quart les considèrent plutôt utiles. À peine 3 % estiment qu’ils n’apportent aucune aide.
Mais l’ombre de la triche plane. Près de six adolescents sur dix pensent que l’usage de l’IA pour tricher est courant dans leur établissement. Parmi ceux qui utilisent déjà ces outils pour leurs devoirs, 76 % estiment que la triche se produit au moins occasionnellement.
Au-delà de l’école, 12 % des adolescents disent avoir utilisé un robot conversationnel pour obtenir un soutien émotionnel ou des conseils, et 16 % pour discuter de manière informelle. Même si ces usages demeurent minoritaires, ils alimentent les inquiétudes de parents et de décideurs.
Sur le plan des perceptions, 36 % des jeunes anticipent un effet positif de l’IA sur leur vie personnelle au cours des vingt prochaines années, contre 15 % qui s’attendent à un impact négatif. En revanche, ils se montrent plus critiques envers les effets sur la société, 26 % prévoyant des conséquences négatives.
Leurs préoccupations portent surtout sur la dépendance excessive, la perte d’esprit critique et la disparition d’emplois. En parallèle, ils voient dans l’IA un outil susceptible d’améliorer l’efficacité, l’apprentissage et l’accès à l’information. Une génération qui adopte l’outil, tout en gardant un regard lucide sur ses limites.
Source : PEW Research
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