
WordPress propose une nouvelle façon d’utiliser sa plateforme. L’organisation derrière le logiciel de publication annonce le lancement de my.WordPress.net, un service qui permet d’exécuter WordPress directement dans le navigateur, sans hébergement, sans inscription et sans nom de domaine.
Cette approche s’inspire de l’esprit de l’installation « en cinq minutes » qui a longtemps défini WordPress. L’objectif est désormais de réduire encore davantage les obstacles techniques. Dès l’ouverture de la page, l’utilisateur se retrouve dans un environnement WordPress complet qui fonctionne entièrement dans le navigateur et qui demeure accessible tant que les données du navigateur sont conservées.
Le service repose sur WordPress Playground, un projet open source qui permet d’installer WordPress localement sur un appareil en un clic. La technologie utilisée pour les démonstrations instantanées de WordPress devient ainsi un environnement permanent. Le site appartient entièrement à l’utilisateur puisqu’il n’est lié à aucun fournisseur d’hébergement.
« Cela fait passer WordPress d’un outil présenté comme démocratisant la publication à un outil qui démocratise la souveraineté numérique. », explique Alex Kirk, développeur impliqué dans le projet. L’idée est de donner aux utilisateurs un espace personnel où ils peuvent créer et expérimenter sans contrainte technique ou commerciale.
Les sites créés avec my.WordPress.net sont privés par défaut et ne sont pas accessibles sur l’internet public. Ils ne sont pas conçus pour le trafic ou la visibilité, mais pour servir d’espace de travail. WordPress devient ainsi un environnement pour rédiger, organiser des idées, faire de la recherche ou tester des outils avant de les partager, ou sans jamais les publier.
Le système stocke toutes les données directement dans le navigateur. Cela signifie que chaque appareil possède sa propre installation et que le site ne peut pas être consulté ailleurs. Si l’utilisateur souhaite rendre son projet public, il peut toutefois exporter son travail vers un hébergement WordPress classique.
Pour illustrer ces nouveaux usages, my.WordPress.net inclut un catalogue d’applications préconfigurées construites avec des extensions WordPress. On y trouve notamment un gestionnaire de contacts personnel, un lecteur RSS indépendant des algorithmes des plateformes, ainsi que différents outils pour organiser ses contenus ou suivre ses relations professionnelles.
Le service propose également un espace de travail alimenté par l’intelligence artificielle. Grâce à l’intégration de WordPress Playground avec des assistants d’IA, l’utilisateur peut modifier une extension, en créer une nouvelle ou interroger les données stockées dans son environnement WordPress. Au fil du temps, la plateforme peut ainsi servir de base de connaissances personnelle exploitée par l’IA.
Le stockage débute à environ 100 Mo, ce qui destine la plateforme surtout à des projets personnels ou expérimentaux. Le premier lancement peut être plus long puisque WordPress doit être téléchargé et initialisé dans le navigateur. Les données restant stockées localement, WordPress recommande également d’effectuer régulièrement des sauvegardes.
Cette initiative s’inscrit dans une évolution plus large de l’écosystème WordPress vers l’intelligence artificielle et les environnements de création plus souples. L’an dernier, l’organisation a mis sur pied une équipe dédiée aux produits d’IA et WordPress.com a déjà lancé un constructeur de sites capable de générer un site à partir d’une conversation avec un robot conversationnel.
Source : WordPress
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