Google lance l’essayage virtuel en français au Canada

Google élargit aujourd’hui au marché francophone canadien sa fonction d’essayage virtuel Try On, un outil de magasinage alimenté par l’intelligence artificielle qui permet de voir, à partir d’une photo en pied, comment un vêtement ou une paire de chaussures pourrait rendre sur soi. L’annonce marque une nouvelle étape dans le déploiement de cette technologie au Canada, après un premier lancement plus large du service au pays à l’automne 2025.

Concrètement, l’outil est intégré à l’écosystème de recherche et d’achat de Google. L’utilisateur peut ouvrir une fiche produit dans Google, Google Shopping ou Google Images, puis appuyer sur l’option « Essayer » pour téléverser sa photo. En quelques instants, l’IA génère un aperçu visuel du vêtement porté, avec l’objectif de reproduire non seulement la silhouette, mais aussi le comportement du tissu, comme les plis, l’étirement et la façon dont il tombe selon la morphologie. C’est ce que met de l’avant Google Canada dans son communiqué diffusé le 31 mars 2026.

Google affirme que la technologie s’appuie sur son immense Shopping Graph, qui recense des milliards d’articles, afin d’offrir cette fonction sur un très large catalogue de produits. Une fois le résultat jugé satisfaisant, l’utilisateur peut enregistrer ses looks, les partager, puis cliquer sur « Acheter » pour être redirigé vers le site du marchand. Sur le plan commercial, l’idée est simple : réduire l’incertitude liée au rendu, à la coupe et au style, deux freins classiques du commerce électronique vestimentaire.

Ce lancement en français arrive après une première mise en marché aux États-Unis en 2025, puis une arrivée au Canada plus tard la même année. La nouveauté, cette fois, n’est donc pas tant l’existence de Try On au Canada que son accessibilité en français, ce qui devrait élargir sa portée au Québec et dans les autres communautés francophones du pays. Cet aspect est important, car Google cherche manifestement à faire de la recherche un point d’entrée direct vers l’achat, avec des fonctions toujours plus visuelles et personnalisées.

Sur le terrain, cette approche pourrait séduire les consommateurs qui hésitent encore à acheter des vêtements en ligne par peur d’un mauvais choix. Voir un chandail, une robe ou des chaussures sur une image de soi est plus convaincant qu’une simple photo sur mannequin. Google promet ainsi une expérience plus proche d’une cabine d’essayage numérique que d’un simple filtre visuel, avec en toile de fond l’espoir de diminuer les retours de marchandise.

Il reste toutefois des limites. Comme toute génération d’image, le résultat demeure une simulation. L’éclairage de la photo, la posture, la qualité de l’image téléversée et les écarts entre rendu virtuel et produit réel peuvent influencer la perception. Autrement dit, l’outil peut rassurer, mais il ne remplace pas entièrement l’essayage physique, surtout pour des questions de coupe précise, de texture ou de confort.

Cela étant dit, pour Google, l’enjeu dépasse largement la mode. Avec Try On, l’entreprise montre comment l’IA générative peut devenir un levier concret de commerce en ligne, directement intégré à la recherche. Après avoir transformé la façon de trouver de l’information, Google veut maintenant peser davantage sur la façon de magasiner. Et dans cette stratégie, la clientèle francophone canadienne n’est plus laissée de côté.

Source : Google

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