Meta évite un deuxième procès sur les effets des réseaux sociaux

Le jeune Floridien accusait Meta d’avoir conçu Instagram et Facebook de manière à encourager une utilisation compulsive. Selon sa plainte, il avait commencé à fréquenter les réseaux sociaux vers l’âge de huit ans et leur utilisation aurait contribué à des problèmes d’anxiété, de dépression et à des idées suicidaires.

La procédure visait initialement quatre entreprises : Meta, Google, TikTok et Snap. Google, propriétaire de YouTube, et TikTok avaient conclu des ententes confidentielles avec l’adolescent en juin. Snap avait ensuite fait de même, laissant Meta comme seule défenderesse à quelques jours du procès.

Les avocats de R.K.C., Emily Jeffcott et Rahul Ravipudi, expliquent que leur client a choisi de mettre fin à sa poursuite en raison des résultats déjà obtenus contre les trois autres entreprises et de la perspective d’un procès éprouvant de plusieurs semaines. Ils précisent qu’il souhaite maintenant se concentrer sur son rétablissement et sa thérapie.

Meta affirme n’avoir versé aucune compensation à l’adolescent. L’entreprise soutient que les accusations étaient sans fondement et considère le retrait de la plainte comme la preuve qu’elle continuera de contester ce type de procédure. L’abandon du dossier ne constitue toutefois pas une décision judiciaire sur le fond des accusations.

Cette affaire devait être le deuxième procès témoin d’une série destinée à établir comment les tribunaux pourraient traiter des milliers de poursuites semblables. Plus de 3 300 dossiers sont regroupés devant les tribunaux de l’État de Californie, tandis qu’environ 2 600 autres procédures impliquant des particuliers, des écoles, des municipalités et des États sont en cours devant la justice fédérale.

Le premier procès témoin s’est terminé le 25 mars 2026 par une défaite de Meta et de Google. Un jury de Los Angeles les a déclarées négligentes dans la conception de leurs plateformes et leur a ordonné de verser un total de six millions de dollars américains à une jeune femme de 20 ans. Meta doit assumer 4,2 millions de dollars de cette somme, contre 1,8 million pour Google. Les entreprises contestent toujours ce jugement.

Le retrait de R.K.C. évite donc à Meta un nouveau verdict immédiat, mais ne met pas fin à la pression judiciaire. L’entreprise fait encore face à de nombreuses poursuites accusant Facebook et Instagram d’utiliser des mécanismes comme le défilement infini, les recommandations algorithmiques et les notifications pour retenir l’attention des jeunes. Meta rejette ces accusations et affirme avoir développé plusieurs outils de protection destinés aux adolescents.

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