
Les billets d’embarquement numériques, les applications d’hôtels, les polices d’assurance en ligne et les portefeuilles mobiles permettent aujourd’hui de voyager avec beaucoup moins de documents imprimés. Pourtant, une majorité de Canadiens continuent de conserver leurs vieilles habitudes.
Selon un sondage commandé par Saily, une application de cartes eSIM pour voyageurs, 73 % des Canadiens impriment encore certains documents avant de partir. Plus précisément, 35 % le font fréquemment et 38 % à l’occasion. Seulement 27 % des répondants affirment avoir complètement abandonné le papier.
Les documents les plus souvent imprimés comprennent les cartes d’embarquement, les confirmations d’hôtel, les itinéraires et les contrats d’assurance voyage. Pour plusieurs voyageurs, ces feuilles représentent une solution de secours lorsque la batterie du téléphone est faible, que l’accès à Internet est limité ou qu’une application refuse de fonctionner.
Cette précaution peut toutefois créer un autre type de risque. Les cartes d’embarquement, réservations et documents d’assurance contiennent parfois le nom complet du voyageur, des numéros de réservation, des coordonnées personnelles, des codes-barres et d’autres renseignements pouvant être exploités par des fraudeurs.
Un document abandonné dans une chambre d’hôtel, oublié dans un avion ou jeté dans une poubelle publique pourrait servir à préparer une tentative d’hameçonnage, à accéder à un compte de voyage ou à rendre un message frauduleux beaucoup plus crédible.
Saily recommande donc de limiter les impressions aux documents réellement utiles, de les conserver dans un endroit sûr et de les détruire après le voyage. Les copies papier ne devraient pas être rangées avec le passeport et les cartes de paiement, afin d’éviter de perdre toutes ses informations sensibles au même moment.
Les voyageurs peuvent également télécharger leurs documents importants sur leur téléphone avant le départ afin de pouvoir les consulter hors ligne. L’appareil devrait être protégé par un code robuste ainsi que par la reconnaissance faciale ou l’empreinte digitale.
La prudence s’applique aussi aux réseaux sociaux. Publier une photo de sa carte d’embarquement pour annoncer son départ en vacances peut exposer un code-barres, un numéro de réservation ou des renseignements personnels. Masquer uniquement quelques caractères n’est pas toujours suffisant, puisque certaines données peuvent aussi être intégrées au code-barres.
Le papier n’est donc pas nécessairement plus sécuritaire que le numérique. L’approche la plus prudente consiste à conserver une copie hors ligne des renseignements essentiels, tout en évitant de transporter ou de publier plus de données personnelles que nécessaire.
+++++++
+++++++
Du lundi au vendredi, Bruno Guglielminetti vous propose un regard sur
l’essentiel de l’actualité numérique avec 120 secondes de Tech.
Ou encore…
Écoutez la plus récente édition de Mon Carnet,
le magazine hebdomadaire de l’actualité numérique.
En savoir plus sur Mon Carnet
Subscribe to get the latest posts sent to your email.



C’est important d’imprimer par exemple si tu vas dans certains pays autoritaires comme les USA de Trump ou si tu laisses ton cellulaire chez vous pour éviter les factures imprévues de milliers de $ au retour. Même si t’amène un cellulaire sans sim, tu dois le réinitialiser avant de passer aux douanes usa si t’a du contenu anti Trump par exemple pour ne pas être tabassé par ICE. Donc oui les cartes d’embarquement imprimées et les réservations d’hotels vont être de plus en plus importants avec la montée des dictatures un peu partout.