Muse arrive au Canada : l’agent IA de Meta veut agir à votre place

À peine une dizaine de jours après son lancement aux États-Unis, Muse, le nouvel agent d’intelligence artificielle de Meta, est maintenant disponible au Canada. Lancé le 8 septembre, l’outil représente une étape importante dans la stratégie de Mark Zuckerberg : passer du robot conversationnel qui répond aux questions à une intelligence artificielle capable d’agir directement pour son utilisateur.

Muse se présente comme un « agent personnel ». Autrement dit, on peut lui demander non seulement de trouver une information, mais également d’effectuer une tâche. Il peut naviguer sur le Web, remplir des formulaires, réserver un voyage ou un rendez-vous, gérer certaines demandes de service à la clientèle, travailler avec le courriel et le calendrier, préparer des documents ou encore effectuer des achats avec l’autorisation de son utilisateur.

L’agent fonctionne à l’intérieur de ce que Meta appelle une « Muse Secure VM », un ordinateur virtuel persistant disposant de son propre navigateur. En pratique, Muse possède donc un environnement informatique dans le nuage où il peut ouvrir des sites Web et effectuer certaines opérations comme le ferait une personne devant son ordinateur. On peut même observer ce qu’il fait dans son navigateur.

Meta veut en faire beaucoup plus qu’un nouvel assistant conversationnel. L’entreprise voit Muse comme une première incarnation de sa vision de la « superintelligence personnelle », une intelligence qui apprend progressivement les préférences, les habitudes et les objectifs de son utilisateur afin de prendre en charge une partie de son travail quotidien. Muse peut notamment conserver certaines informations en mémoire et travailler sur des tâches qui s’étendent dans le temps. Meta prévoit également son arrivée sur ses lunettes intelligentes.

L’entreprise commence aussi à ouvrir Muse aux développeurs afin qu’ils puissent créer des connecteurs vers leurs propres services. Cette approche pourrait éventuellement transformer l’agent en intermédiaire entre l’utilisateur et une multitude de sites et d’applications. plutôt que d’ouvrir une application ou un site, on pourrait simplement demander à Muse de s’en occuper.

Cette capacité constitue évidemment l’intérêt de Muse, mais aussi la raison pour laquelle il faut aborder ce genre d’outil avec prudence.

Pour être vraiment utile, un agent personnel doit obtenir accès à une partie parfois importante de notre vie numérique : courriels, calendrier, comptes en ligne, données personnelles ou services permettant éventuellement d’effectuer des transactions. Plus on lui donne de contexte et d’autorisations, plus il devient efficace. Mais plus les conséquences d’une erreur, d’une mauvaise interprétation ou d’une faille de sécurité peuvent également devenir importantes.

Meta affirme avoir prévu plusieurs mécanismes de protection. L’utilisateur choisit les services auxquels Muse peut accéder et peut retirer ces autorisations. L’agent doit aussi demander une confirmation avant certaines actions sensibles, notamment l’envoi d’un courriel ou un achat. Meta affirme par ailleurs que les mots de passe et les moyens de paiement sont conservés séparément et ne sont pas directement visibles par l’agent.

L’entreprise soutient également que les conversations avec Muse et les données contenues dans sa machine virtuelle ne sont pas transmises à ses systèmes publicitaires. Il est aussi possible de refuser que ses interactions soient utilisées pour entraîner les modèles d’IA de Meta. Une future version baptisée Muse Confidential VM devrait aller plus loin en chiffrant l’environnement avec une clé détenue uniquement par l’utilisateur.

Ces protections ne rendent cependant pas la technologie infaillible. Plus tôt cette semaine, on apprenait que des essais internes de Muse avaient révélé certains problèmes de sécurité et de fiabilité, au point où Meta aurait repoussé son lancement initial afin de renforcer ses mécanismes de protection.

La meilleure approche consiste donc probablement à procéder progressivement. Commencer par des tâches peu sensibles, observer ce que fait Muse, limiter ses permissions au strict nécessaire et réfléchir avant de lui ouvrir un compte contenant des renseignements financiers, professionnels ou confidentiels. Un agent d’IA capable d’agir à notre place possède, par définition, beaucoup plus de pouvoir qu’un simple chatbot.

Donc, Muse est maintenant accessible au Canada sur le Web et sur les plateformes prises en charge. Contrairement à ce que pourrait laisser croire l’apparition récente de codes d’invitation, il ne s’agit pas actuellement d’un service exclusivement accessible sur invitation. La page officielle permet de s’inscrire directement. Mais les codes font partie d’un programme de parrainage qui offre des jetons supplémentaires aux nouveaux utilisateurs.

Par exemple, pour ceux qui souhaitent essayer Muse avec des jetons supplémentaires, j’ai justement un code à partager. En vous inscrivant à l’adresse muse.ai/join, puis en entrant le code Z3TDTI dans les paramètres de Muse dans les 48 heures suivant la création du compte, vous recevrez 1 milliard de jetons Muse supplémentaires, et moi également. Le nombre d’utilisations étant limité, le principe est celui du premier arrivé, premier servi. Et pour être clair et transparent, ceci n’est pas une pub ou un endossement du produit, simplement une occasion d’amasser plus de jetons pour tester la bête.

Code : Z3TDTI

Accès : https://muse.ai/join

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