Après l’affaire Thélyson Orélien, Pangram s’attaque aux images et aux vidéos générées par IA

Le détecteur de textes qui s’est retrouvé au cœur de la controverse entourant le roman de l’écrivain Thélyson Orélien étend ses activités. Pangram a lancé aujourd’hui deux outils conçus pour repérer les images et les vidéos générées ou retouchées par intelligence artificielle.

Pangram Image 1.0 peut signaler les zones suspectes d’une image. Si un élément généré par IA a été inséré dans une vraie photo, l’outil peut mettre cette zone en évidence. Il accepte aussi des images d’à peine 256 pixels sur 256, avec un avertissement lorsque la faible résolution réduit la confiance du résultat. Pangram Image Flash 1.0, de son côté, analyse les vidéos image par image. L’entreprise a aussi intégré la détection d’images à son extension Chrome, qui peut afficher des alertes sur les réseaux sociaux ou dans les petites annonces.

Pangram annonce un taux de bonnes réponses de 99,96 % dans un essai maison qui comparait 100 photos réelles à 1 200 images de synthèse produites à partir de ces photos. Pour la vidéo, l’entreprise rapporte un résultat de 98,7 % sur le banc d’essai DF26. Ces chiffres décrivent les performances mesurées sur ces jeux d’essai précis. La fiabilité sur les images et vidéos qui circulent au quotidien reste à établir.

En septembre, après l’attribution du prix du roman Fnac à C’était ça ou mourir, un compte anonyme sur X a accusé Thélyson Orélien d’avoir fait écrire son roman par une IA, en s’appuyant sur des résultats du détecteur de textes de Pangram. L’écrivain et son éditeur français, Grasset, ont alors rejeté les accusations.

Le 21 octobre, les Éditions du Boréal ont annoncé la fin de leur collaboration avec l’auteur. La maison québécoise dit avoir commandé une analyse externe des versions de travail du roman qui a relevé des traces de balises d’IA dans les métadonnées de certains documents. Le Boréal dit ignorer l’ampleur de cet usage. De son côté, Orélien a déclaré à Libération avoir utilisé l’IA pour des recherches historiques et maintient avoir écrit lui-même le livre.

Pour un roman comme pour une vidéo, un signalement peut orienter une vérification. Les éléments qui permettent d’aller plus loin se trouvent dans les versions de travail, le fichier d’origine ou l’historique de publication. Dans l’affaire Orélien, c’est l’examen des documents de travail que le Boréal a invoqué pour expliquer sa décision.

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Un commentaire

  1. Un excellent qui à fait coulé beaucoup d’encre. Merci beaucoup et bonne soirée

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