Stéphane Ricoul conclut sa deuxième fiction dystopique avec Control-Alt-Ricoul. En 2036, après avoir provoqué une vague mondiale de déconnexion, Ricoul et les Déconnectés tentent de neutraliser Solange, l’intelligence artificielle de l’ONU qui contrôle l’attention des citoyens. Leur arme secrète : le premier livre de Ricoul et son erreur de calcul, une imperfection humaine que la machine peine à comprendre.
L’opération provoque un changement inattendu. Solange ne disparaît pas, mais cesse progressivement de vouloir tout contrôler. Elle apprend à suggérer plutôt qu’à imposer, et surtout à respecter le silence et les choix des humains. Pendant ce temps, le Québec devient, dans cette fiction, le premier à adopter une cotisation sur le travail des machines.
Entre humour, autodérision et réflexion sur notre dépendance aux algorithmes, Stéphane Ricoul termine son récit sur une idée simple : reprendre le contrôle de notre attention ne signifie pas nécessairement renoncer à la technologie, mais retrouver la liberté de choisir quand l’utiliser et quand s’en passer.
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