Commerce en ligne : mise en garde contre de nouvelles arnaques plus convaincantes

L’Office de la protection du consommateur lance un avertissement aux Québécois devant la montée de tactiques de vente trompeuses sur le Web. Selon l’organisme, certains commerçants en ligne recourent désormais à des méthodes plus raffinées pour inspirer confiance, pousser à l’achat rapide et, dans certains cas, soutirer de l’argent ou des renseignements personnels.

Parmi les pratiques observées, l’Office évoque des publicités truquées, de faux sites Web, de fausses liquidations et même l’utilisation d’images ou de vidéos ultraréalistes générées artificiellement. Des témoignages fictifs, des visages créés par intelligence artificielle et l’image de personnalités connues utilisée sans autorisation servent parfois à donner une apparence de crédibilité à des offres douteuses.

L’Office souligne aussi la présence de commerçants qui prétendent vendre des produits fabriqués au Québec ou au Canada, alors qu’ils pratiquent plutôt la vente tripartite à livraison directe, aussi appelée dropshipping. Dans ces cas, l’entreprise agit comme intermédiaire et transmet la commande à un fournisseur outre-mer, ce qui peut mener à la réception d’articles de faible qualité vendus à prix fort.

Les réseaux sociaux jouent un rôle important dans la diffusion de ces stratagèmes. Promotions spectaculaires, ventes de fermeture, boutiques éphémères et rabais présentés comme exceptionnels peuvent en réalité reposer sur des prix artificiellement gonflés ou sur une fausse rareté destinée à provoquer un achat impulsif.

Devant ce contexte, l’Office rappelle que des recours existent pour les consommateurs. Lorsqu’un achat a été payé par carte de crédit, la Loi sur la protection du consommateur permet notamment, dans plusieurs situations, de demander une rétrofacturation afin d’obtenir un remboursement par l’émetteur de la carte.

L’organisme invite donc les consommateurs à effectuer quelques vérifications de base avant tout achat en ligne. Il recommande notamment d’identifier clairement le commerçant, de vérifier où l’entreprise est établie, de lire attentivement la description du produit, de consulter les conditions de vente et de se méfier des vendeurs qui exigent un mode de paiement autre que la carte de crédit.

Dans un univers numérique où les faux contenus deviennent de plus en plus crédibles, la prudence demeure la meilleure protection. Quelques minutes de vérification peuvent éviter bien des mauvaises surprises.

Source : OPC

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