
Après des décennies à rêver de robots capables de rivaliser avec ceux des films de science-fiction, le monde de la robotique entre dans une phase d’effervescence. Avec un financement mondial ayant atteint 7,2 milliards de dollars en 2024 — une hausse de 30 % par rapport à 2020 —, l’heure n’est plus aux prototypes timides. Portés par les avancées de l’intelligence artificielle, les roboticiens imaginent aujourd’hui des machines de plus en plus sophistiquées, parfois étranges, souvent audacieuses.
Prenons Shimon, par exemple. Ce robot musicien, développé au Georgia Tech Center for Music Technology, joue du marimba avec huit maillets et une rapidité qui défie toute capacité humaine. Il compose, improvise et… rappe. Son créateur, Gil Weinberg, explore même la possibilité de lui ajouter une fonction d’insulte contrôlable via un bouton.
Chez Realbotix, le robot n’est pas un ouvrier, mais un compagnon. Aria, Melody, et Hank — décliné en version jeune et âgée — sont conçus pour tenir compagnie aux personnes âgées, travailler dans le service à la clientèle ou simplement interagir de façon naturelle. Leur réalisme repose sur des visages animés par 18 moteurs et des personnalités alimentées par des IA différentes. Prix de départ : 175 000 $, plus des frais mensuels. Le modèle haut de gamme est même démontable pour voyager… en valise.
Plus déroutant encore, Mi-Mo, une lampe montée sur une table à six pattes, conçue par la firme japonaise Jizai. Sorte de Pixar sur pattes, Mi-Mo peut se déplacer, s’adapter à différents contextes (restauration, soins, commerce) et coûtera environ 30 000 $ à ceux qui veulent faire entrer l’avenir dans leur salon.
D’autres entreprises visent la biomimétique pure. Clone Robotics mise sur des muscles hydrauliques et une anatomie fidèle pour son Protoclone, un robot humanoïde destiné à des tâches physiques dans les hôtels ou les résidences pour aînés.
Et puis, il y a Eliza, projet né dans l’univers crypto, dont le robot-compagnon grandeur nature peut allumer un cigare, servir un verre ou tenir une vidéoconférence. Prix d’entrée : 420 000 $. L’entreprise, soutenue par Ryze Labs, annonce également un jeton crypto et une communauté animée par des avatars pseudonymes dignes d’un roman de science-fiction.
Derrière cette explosion créative, une question s’impose : à quoi serviront vraiment ces robots ? Compagnons, aides à domicile, performers ou gadgets de luxe ? Une chose est certaine : le robot n’est plus une figure du futur. Il prend forme, s’achète, interagit. Et surtout, il repousse les frontières de ce que l’on pensait réalisable, en toute liberté.
Source : The Information
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Vivement que des robots d’aide à domicile pour les personnes âgées soient disponibles pour grand publique car la société à besoin grandement de cela. Les gouvernements coupent de plus en plus leur aide.😞